Une nouvelle loi fait de la Défense le moteur de l'innovation
Ce cadre juridique jette les bases pour des investissements à long terme dans l'innovation, la recherche et la production
Le gouvernement fédéral mise sur son industrie de la défense et s'engage pleinement en faveur de l'innovation. Il a approuvé aujourd'hui un avant-projet de loi qui crée un cadre juridique pour les entreprises, les centres de recherche et les instituts de connaissance travaillant sur des technologies, des produits et des capacités liés à la défense. Cette proposition a été présentée à l’initiative du ministre de la Défense Theo Francken (N-VA), du vice-Premier ministre et ministre de l’Économie David Clarinval (MR) et de la ministre des Indépendants et des PME Eléonore Simonet (MR), et constitue un outil important pour la Defence, Industry & Research Strategy (DIRS). Les PME y occupent une place significative afin qu’elles ne soient pas oubliées dans cette stratégie long terme.
« La DIRS est le plus grand accélérateur et incubateur d’innovation que nous ayons jamais mis en place. Qui investit dans la Défense doit également investir dans sa propre base industrielle et technologique. Nous voulons que nos entreprises et nos centres de recherche contribuent à bâtir les capacités de défense de demain. Cela renforce notre sécurité, notre autonomie stratégique et génère des emplois hautement qualifiés ainsi que de l’innovation dans notre propre pays », a déclaré le ministre de la Défense Theo Francken.
Investir dans la Défense, c'est aussi investir dans l'innovation
En ces temps d'incertitude géopolitique, il est important de continuer à investir dans la Défense afin de garantir la sécurité de notre société et de protéger notre liberté et notre mode de vie. Parallèlement, nous devons veiller à ce que ces investissements profitent à la capacité d'innovation et à la compétitivité de notre propre industrie.
Avec la DIRS, le gouvernement entend renforcer la base industrielle et technologique de défense belge (BITDB), stimuler l’innovation et faire des entreprises et des instituts de connaissance de notre pays des partenaires stratégiques de la Défense, notamment par l’octroi de subventions pluriannuelles et d’avances remboursables.
Sécurité juridique pour les projets à long terme et l'innovation
Le nouveau cadre juridique offre la sécurité juridique nécessaire pour soutenir des projets s'étalant sur plusieurs années. Cela permet aux entreprises, aux centres de recherche et aux instituts de connaissance d'investir dans le développement de technologies, de produits et de capacités innovants qui contribuent à la sécurité de notre pays ainsi qu'à la compétitivité de notre économie.
Les entreprises comme partenaires stratégiques de la Défense
Ce soutien vise des projets présentant une valeur ajoutée évidente pour notre économie, l’emploi et le développement industriel. Parallèlement, ces projets doivent permettre à nos propres entreprises de jouer un rôle durable en tant que partenaires stratégiques de la Défense.
Nos acteurs économiques, petits et grands, doivent pouvoir bénéficier pleinement de cette stratégie et des opportunités qu’elle offre. C’est pourquoi les PME se voient intégrées au processus.
Pour soutenir cette ambition, le Gouvernement prévoit de mobiliser jusqu’à 350 millions d’euros par an dans le cadre de la DIRS jusqu’en 2033, contre 50 millions d’euros par an précédemment.
« Il est essentiel que les entreprises belges actives dans le secteur de la défense puissent investir dans la recherche et l’innovation. En soutenant leur capacité d’innovation, nous renforçons notre base industrielle et technologique de défense et continuons à bâtir un écosystème reconnu à l’échelle internationale. Chaque euro investi contribue à la croissance de notre industrie, à la création d’emplois et au développement de notre économie », a déclaré David Clarinval, vice-Premier ministre et ministre de l’Économie.
« Notre ambition est claire : intégrer structurellement nos PME dans les chaînes de valeur de la Défense. Alors que 45 % des entreprises actives dans la Défense comptent moins de 50 salariés, il est essentiel de leur donner les moyens de grandir et d’innover.», a conclu Eléonore Simonet, ministre des Indépendants et des PME.