Nouveau Quartier du Futur à Charleroi : la Défense franchit une nouvelle étape dans la reconstruction des forces armées
Le Conseil des ministres a donné aujourd’hui son feu vert au lancement du marché public pour la construction du nouveau Quartier du Futur à Charleroi. Ce nouveau quartier militaire accueillera environ 1.500 militaires et constituera l’un des principaux nouveaux projets d’infrastructure de la Défense pour les décennies à venir.
« La Défense croît à nouveau. Cela signifie plus de militaires, plus de matériel, mais aussi de nouveaux investissements dans les casernes. Pendant des décennies, des quartiers ont été fermés. Aujourd’hui, nous inversons cette logique. Avec le Quartier du Futur à Charleroi, nous développons à nouveau la Défense, plus proche de la population, plus proche de notre base de recrutement et prête à relever les défis de sécurité de demain », a déclaré le ministre de la Défense Theo Francken.
Le nouveau quartier sera construit sur le site de Porte Ouest à Marchienne-au-Pont et deviendra un campus militaire moderne et durable qui abritera à la fois des unités opérationnelles, des capacités logistiques, une police militaire, un soutien médical, des capacités cyber et la réserve territoriale. Au total, le quartier accueillera près de 1.500 membres du personnel d’ici 2040.
Le projet est conçu comme une véritable caserne du futur. Une partie du site aura un caractère semi-ouvert, ce qui permettra de partager certaines infrastructures avec des partenaires locaux et de créer des synergies avec le monde de l'enseignement, des entreprises et d'autres acteurs publics.
« On ne construit pas une armée moderne uniquement avec des véhicules et des drones, mais aussi avec des infrastructures modernes. Ce sera bien plus qu’une caserne classique. Nous créons un campus militaire innovant qui ancrera la Défense dans la région, stimulera la coopération locale et attirera les militaires de demain. C’est ainsi que nous renforçons à la fois notre sécurité, notre recrutement et l’économie régionale », a poursuivi le ministre Francken.
Le quartier accueillera notamment le 1er/3e Bataillon de lanciers, le 8e Bataillon logistique, des unités de la police militaire, le Movement Control Group, un centre médical régional, des éléments de la réserve territoriale, Cyber et le Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS). Grâce à cette concentration de capacités, un nouveau hub militaire important verra le jour en Wallonie, qui rééquilibrera la répartition géographique de la Défense et renforce la préparation opérationnelle.
Le coût d'investissement pour la conception, la construction et la première phase d'entretien s'élève à environ 608 millions d'euros, TVA comprise. La construction pourra débuter dès que la Défense deviendra propriétaire du site, ce qui est prévu à partir de 2028.