La Défense transforme ses capacités numériques avec la modernisation des communications mobiles

Alors que la communication se faisait auparavant principalement par radio, la réalité opérationnelle actuelle dépend entièrement des données. Les contrats existants n'offraient pas suffisamment de marge de manœuvre pour permettre la croissance technologique rapide de la Défense. Le nouvel accord met fin aux restrictions techniques et introduit un modèle flexible qui répond directement aux besoins des différentes composantes.

Cette modernisation se traduit directement sur le terrain. De nombreuses unités utilisent désormais des concepts d'utilisation avancés pour lesquels une connectivité constante est vitale. Citons par exemple les services médicaux qui surveillent les patients en temps réel via des tablettes, ou les unités spécialisées qui utilisent des logiciels de visualisation du champ de bataille et de pilotage de drones. Les services logistiques et techniques bénéficient également de cette innovation grâce à des solutions de type Internet of Things pour la gestion des infrastructures et de la flotte.

Flexibilité opérationnelle et sécurité

« Un aspect crucial de cette modernisation est la possibilité d'utilisation en dehors de l'Union européenne. Pour les militaires en mission, une communication ininterrompue est une priorité absolue. La nouvelle structure a été spécialement conçue pour garantir la continuité des services pour le personnel à l'étranger, où la sécurité est primordiale. Ainsi, les cartes SIM et les numéros peuvent être facilement changés afin de garantir la sécurité opérationnelle sur les réseaux étrangers », a ajouté le ministre Francken.

Une forte coopération fédérale

Bien que la Défense soit le moteur de ce dossier et gère la procédure d'attribution, l'impact dépasse largement le cadre du ministère. L'accord-cadre a été conclu au profit de plusieurs utilisateurs fédéraux, ce qui permet de créer une norme uniforme et moderne en matière de communications mobiles au sein du gouvernement. 

Le coût total du marché public pour toute la période (jusqu'en 2033) est estimé à 120.080.000,00 EUR. La part de la Défense s'élève à 28.880.000,00 EUR, répartis sur les exercices budgétaires à partir de 2026. Le reste du budget est pris en charge par les autres services publics fédéraux participants qui bénéficieront de cet accord.