La Défense renforce la protection contre les menaces nucléaires et radiologiques

« La guerre en Ukraine, l’intensification des tensions internationales et la présence d’infrastructures critiques telles que les centrales nucléaires montrent clairement que nous devons être prêts à faire face à toutes les menaces possibles. Nos militaires doivent être en mesure de détecter rapidement et de manière fiable les risques radiologiques, tant en Belgique que lors d’opérations à l’étranger. Cet investissement renforce directement la sécurité de notre population, de nos militaires et de nos alliés », a déclaré le ministre de la Défense Theo Francken.

Le Conseil des ministres a donné aujourd'hui son feu vert à l'acquisition d'une nouvelle génération de détecteurs radiologiques pour la Défense. Ces appareils seront utilisés par la Force Terrestre, la Force Aérienne, la Marine et les unités spécialisées CBRN (Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires). Le projet est réalisé en étroite collaboration avec les Pays-Bas dans le cadre de la coopération maritime belgo-néerlandaise (BeNeSam), la Belgique agissant en tant que centrale d'achat dirigeante.

Les détecteurs actuels sont obsolètes et ne sont plus opérationnels. Les nouveaux systèmes permettront à la Défense de détecter rapidement les rayonnements radiologiques, d'identifier les zones contaminées et de prendre les mesures de protection appropriées.

Outre les détecteurs portatifs de base, des sondes spécialisées sont également acquises pour la détection des rayonnements alpha, bêta, gamma et des rayons X. Cela permet aux militaires non seulement d'effectuer des missions d'alerte, mais aussi de soutenir des opérations de reconnaissance, d'observation et de décontamination.

« Quiconque prend au sérieux la sécurité de nos citoyens doit être préparé à des scénarios que nous espérons ne jamais avoir à vivre. Cela vaut également pour les incidents nucléaires et radiologiques. Nos militaires doivent disposer de moyens modernes pour détecter rapidement les risques et protéger la population. Ce n’est pas un luxe, mais une condition fondamentale pour une défense crédible et une société résiliente », a souligné Theo Francken.

L'un des principaux avantages de cet achat est la poursuite de l'harmonisation des capacités belges et néerlandaises. Les deux pays utiliseront les mêmes systèmes, ce qui permettra d'organiser plus efficacement la formation, les entraînements, la maintenance et le déploiement opérationnel. Les nouveaux navires de lutte contre les mines belgo-néerlandais seront également équipés de ces détecteurs.

La valeur totale du marché est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros sur toute la durée de vie du matériel.