Augmentation importante de l'âge autorisé pour le cadre de la réserve
Vous pouvez ainsi devenir réserviste dans l'infanterie, un métier très exigeant sur le plan physique. Mais la Défense recherche également des réservistes qui souhaitent « servir leur pays » dans l'armée en tant que matelot, cuisinier, kinésithérapeute, expert en cybersécurité, médecin ou infirmier.
Cependant, de nombreux candidats intéressés par un tel poste dans la réserve de l'armée belge se heurtent aujourd'hui à des limites d'âge strictes. Pour devenir fantassin ou matelot, par exemple, il faut avoir au maximum 34 ans. Les personnes qui pourraient renforcer le cadre des officiers grâce à leur expertise en tant que réservistes ne peuvent quant à elles pas avoir plus de 51 ans. « Nous allons désormais supprimer ces obstacles », a déclaré Peter Buysrogge, député N-VA et président de la commission de la Défense de la Chambre, qui prend aujourd'hui une initiative législative à ce sujet à la Chambre. La seule limite qui subsistera alors sera celle de l'âge de la retraite, fixé à 67 ans.
Buysrogge souligne toutefois un « mais » important. Si l'âge ne joue plus aucun rôle, « nous ne faisons aucune concession en matière d'aptitude physique ou médicale ». Un fantassin approchant la cinquantaine devra donc réussir les tests d'admission pour ce métier physiquement exigeant.
La Défense souhaite recruter plus de 1.000 nouveaux réservistes chaque année, selon la dernière mise à jour de la note de politique générale du ministre de la Défense Theo Francken (N-VA). Buysrogge a déclaré : « Pour atteindre ce nombre, il est important de supprimer les obstacles actuels afin que les personnes motivées et dotées d'une expertise utile puissent facilement s'engager. »
On ne sait pas encore si les limites d'âge seront également supprimées pour les militaires de carrière. Mardi, la Défense a déclaré avoir « commencé à étudier la question ».
Dans la récente mise à jour de sa note de politique générale, le ministre Francken a d'ailleurs annoncé de nouvelles initiatives visant à soutenir et à promouvoir davantage le cadre de la réserve. Un label pour les « entreprises soutenant la réserve » va ainsi voir le jour. Les entreprises doivent en effet donner à leurs employés, qui sont également réservistes, la possibilité de travailler quelques semaines par an dans l'armée. « Un tel label existe déjà dans plusieurs pays scandinaves », a expliqué l'ancien colonel Roger Housen. « Les entreprises indiquent de cette manière au grand public qu'elles soutiennent les forces armées. Et ceux qui sont intéressés par un emploi de réserviste savent ainsi quelles entreprises y sont très ouvertes. »
Le colonel Housen souligne par ailleurs que, dans d'autres pays, les pouvoirs publics accordent également d'importants avantages fiscaux aux entreprises qui se montrent très conciliantes envers les membres de leur personnel qui sont également réservistes dans l'armée. Le ministre Francken a indiqué dans sa note de politique générale que la Défense va bientôt se réunir avec les fédérations d’employeurs à ce sujet.