La Défense investit dans des protections supplémentaires contre les menaces CBRN

Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) investit dans l'achat d'équipements de protection personnelle « CBRN » contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Cet investissement vise à garantir une meilleure protection de tous les employés de la Défense et à permettre une intervention plus rapide lorsque la sécurité de la population est menacée.

« En tant que militaire, il faut pouvoir compter sur une protection adéquate lors des interventions. Et en tant que citoyen, il faut pouvoir compter sur nos forces armées et savoir qu’elles se tiennent prêtes à intervenir si la sécurité de notre pays est menacée. Avec cet investissement, nous renforçons ces deux aspects. », a déclaré le ministre de la Défense Francken.

Une meilleure protection pour nos militaires

Les stocks actuels ne suffisent pas à équiper tous les militaires. Grâce à cet achat, la Défense renforce ses stocks opérationnels et les équipements de protection seront stockés plus près des unités. Les militaires pourront ainsi être équipés plus rapidement lorsque la menace s'intensifie.

Le dossier comprend des masques à gaz et des filtres, des tenues opérationnelles CBRN, des gants, des surchaussures, des réservoirs à liquide résistants aux produits chimiques et des lingettes pour la décontamination cutanée. Des tenues d'entraînement et du matériel d'exercice seront également achetés pour permettre aux militaires de s’entraîner lors d’exercices de survie essentiels.

Cet achat doit permettre d'équiper 30.000 militaires et de soutenir une réserve active de 8.000 militaires. Un stock de 1.000 sets de protection destinés au personnel civil sera également constitué.

Capacités supplémentaires pour la sécurité intérieure

En cas d'incidents CBRN également, la Défense souhaite pouvoir rapidement aider la population. C'est pourquoi la Défense et le SPF Santé publique collaborent afin d'assurer la protection nécessaire aux professionnels de santé. Les moyens supplémentaires requis à cet effet seront ajoutés à ce dossier aussi vite que possible.

Achat via l'agence de l'OTAN

La Défense achète ce matériel, d'une valeur d'environ 36,8 millions d'euros, dans le cadre de contrats existants conclus avec la NATO Support and Procurement Agency (NSPA). En regroupant les volumes d'achat de différents États membres de l'OTAN, les prix contractuels obtenus sont en moyenne environ 40 % inférieurs aux prix courants du marché. Cet achat renforce en outre l'interopérabilité au sein de l'OTAN.